• Jour 3, les sacs s'allègent (enfin!), on a assez mangé pour que ça se sente et que l'on atteigne le poids idéal (max) pour un sac (presque) agréable à porter.

    Lever à l'aurore, petit-déjeuner et brin de toilette pour certains.

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    Même pas besoin de s'échauffer, le réveil musculaire est immédiat. Programme de la journée: passer une crête vers Proveta, puis une deuxième vers Aventureiro, où l'on espère prendre un bateau vers Parnaioca, de l'autre côté de la réserve naturelle interdite d'accès (mangrove).

    Le temps a beau être plus frais, l'humidité est bien présente, et mets plus ou moins en valeur nos corps recouverts de sueur.

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    Mais l'arrivée à notre premier point culminant est rapide (normal, le sentier monte face à la pente!) et on explose le chrono avant d'arriver à Proveta, dernier village desservi par notre fameux fil électrique, jusqu'à présent véritable fil conducteur de notre randonnée. S'intégrant parfaitement au paysage (autant dire qu'avec le temps et le manque d'entretien, il ne fait plus qu'un avec la jungle environnante) il nous a toujours indiqué le bon chemin à suivre.

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    Jusqu'à présent face au continent, on s'oriente de plus en plus face au large, l'intensité des vagues augmente.

    Puis nous nous lançons dans notre 2ème montée, qui nous fera passer du côté sauvage de l'île. C'est à partir de cette 2ème crête que nous entrons dans la réserve naturelle. Réserve naturelle à la brésilienne bien sûr! Une autorisation est sensée être nécessaire pour accéder au village d'Aventureiro, mais personne sur place (pas même les gardes) ne nous la demande. De même la mangrove non loin est sensée être interdite d'accès, mais tous les villageois nous conseillent d'y passer à pied afin d'atteindre notre prochaine étape: Parnaoica. En bons fils de forestier respectueux de la nature, nous chercherons malgré tout un bateau pour contourner la zone.

    L'arrivée à Aventureiro relève de la poésie (au moins)!  Le temps s'améliore, le cadre est splendide. je m'arrête là il faut y aller pour comprendre (les photos du panorama vous aideront à imaginer).

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    C'est surtout le signe que nous allons enfin pouvoir profiter longuement d'une plage paradisiaque ensoleillée! Et nous n'y manquons pas! Le temps de trouver un bateau pour Parnaoica (le trajet ne se fera que le lendemain, pour cause de mer agitée. On a d'ailleurs du mal à comprendre mais on accepte facilement de passer la nuit dans ce lieu magnifique...) et de choisir un camping, nous quittons nos vêtements déjà secs (merci les vêtements techniques!) pour des tenues plus légères.

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    Prélassement au Soleil, petit volley, ... on est bien!


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  • Une bonne nuit de sommeil et c'est reparti!

    Réveil 6h30, on prend le temps de profiter des premiers rayons du Soleil radieux et de s'étirer les muscles endoloris par une nuit sur le sable (ça peut paraître mou, le sable, mais ce n'est que l'illusion des premières minutes...)

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    S'ensuit un petit-déjeuner relativement conséquent, heureusement, pas limité aux seuls flocons d'avoine, mais accompagné de pain de mie + gaiabada (pate de fruit de goyave).

    Et nous voilà repatis! toujours accompagnés de nos chers compagnons trotant à nos côtes.

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    On traverse l'un après l'autres les villages implantés près des plages toutes plus paradisiaques les unes que les autres (on s'habituerait presque à ces endroits magnifiques).

    Les lieux ont beaux êtres jolis, calmes, pleins de sérénité et de tranquilité, le contraste entre plénitude psycologique et état de fatigue physique est énorme: on en chie! Les sacs commencent à nous tirailler et on sue par tous les pores de la peau (mais au fond on est content!). On fait l'apprentissage des montées raides, faces à la pente (on regretterait presque le club Vosgiens et ses lacets si bien tracés) qui font travailler nos fessiers dans la douleur.

    Ce ne seront "que" 6h de marche effectives avant d'arriver à Araçatiba.

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    16h, juste le temps de penser à profiter de la plage. Mais le ciel se couvre peu à peu et on opte pour l'option plantage de tentes rapide dans le camping du village. La nuit arrive trop vite, la pluie avec.

    On profitera quand même du lieu! C'est le 19 juillet, jour de mon anniversaire (Joyeux Anniversaire Coline!! aussi!). J'apprécie les efforts de Clément (je me disais bien qu'il suait beaucoup!) qui a transporté, cachés au fond de son sac, une bouteille de vin Chilien et un gateau (agrémenté de 3 allumettes/bougies).

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    Bien entouré, on a bien bu et bien mangé! Merci!


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  • Ca y est, c'est parti!
    Arrivés la veille, nuit en auberge, petit déjeuner conséquent, moral au max, beau temps, tout est parfait. Même le poids des sacs se fait à peine sentir (entre 23 et 25kg pour les hommes et 16 et 18kg pour les femmes, tout de même) en ce début de périple!

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    Nous partons d'Abrão, par des petits sentiers, que dis-je LE petit sentier direction Saco do Céu. On suit LE fil électrique qui permet d'approvisionner les premiers villages que nous croiserons.

    On retiendra de cette première journée que ni l'avocat, ni les bananes ne sont des fruits à emmener en randonnée, en tout cas quand les sacs sont bien pleins et compactés...Le poulet non plus, n'est pas une viande qui résiste au temps... Nous devons nous en séparer au bout de quelques heures. L'odeur avait traversé les 4 sachets plastiques...

    Bref niveau plaisirs des yeux, nous croisons une petite cascade qui nous fournit une première excuse pour nous arrêter.

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    On déplore malheureusement la perte du cache-viseur d'un appareil-photo. Pendant que Clément courait (en vain) sur le trajet déjà parcouru d'autres se relayaient pour porter son sac...

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    On traverse nos premiers paysages de rêves, insouciant, se trempant les pieds dans l'eau (avec les chaussure pour l'une d'entre nous --> ampoules au pied), ne voyant pas le temps passer.  

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    Et finalement le temps nous rattrape... Nous arriverons vers 17h à Bananal, remportant de peu (30min) notre course contre la nuit. Autant dire que l'on en a bavé pour cette première journée de 7h de marche effective...

    Heureusement, on installe le campement sur une plage de rêve (déjà la 4ème d'une longue série). Un petit bain de mer avec le Soleil couchant, et on se lance dans le repas, tant attendu! Le poulet n'étant plus au menu, on attaque la picanha!

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    Mais j'oublie une information essentielle: notre rencontre avec 2 chiens que nous nommerons plus tard Puputte et Kékette.
    C'est au détour du sentier que nous les croisons et, immédiatement, c'est le coup de foudre (pour eux du moins). Ils nous suivront pendant 3 jours jusqu'à ce que nous prenions un bateau, les abandonnant sur le quai... Sans jamais rien quémander, gardant notre campement la nuit, ils forment un couple canin surprenant. C'est bien la première fois que l'on rencontre des chiens amoureux et monogames... pas facile quand Puputte attire tous les mâles de tous les villages (autant dire une floppée à chaque fois)!

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